MANIFESTE DES PROSTITUÉES DE SEVILLE

 

 

La prostitution n’est pas un crime. Nous, les prostituées, nous ne sommes pas des criminelles.

Aucune loi en Espagne n’interdit la vente de services sexuels entre des personnes adultes. La Loi Gag et les ordonnances municipales de Séville ne pénalisent pas la prostitution, puisqu’elles ne peuvent pas le faire. Pourtant, les deux règlements violent le principe de légalité, ainsi que les droits fondamentaux contenus dans la Constitution espagnole et le Statut d’Autonomie d’Andalousie, en privant les travailleuses du sexe des droits fondamentaux tels que le droit de circuler librement. Ils restreindent aussi, au travers de la répression, l’utilisation de l’espace public. Il n’y a pas de différence légale entre les prostituées, leurs clients et le reste des piétons; pour en faire la distinction, on n’utilise que des critères arbitraires de la police nationale et municipale, qui sont devenus une sorte de police morale.

Nous, les prostituées, nous sommes des femmes dignes.

La legitimité de la Constitution est basée sur la reconnaissance que “la dignité de la personne humaine, les droits inviolables qui lui sont inhérents, le libre développement de la personnalité, le respect de la loi et des droits d’autrui sont la base de l’ordre politique et de la paix sociale “.

Et la Cour Constitutionnelle définit la dignité comme «une valeur spirituelle et morale inhérente à la personne, qui se manifeste singulièrement dans l’autodétermination consciente et responsable de sa propre vie et qui s’accompagne de la prétention du respect d’autrui».

Nous, les prostituées, nous sommes des femmes dignes parce que nous déterminons nos vies de manière consciente et responsable et que nous cherchons le respect de la société dans son ensemble. Ceux qui essaient de nous faire devenir des mineures ayant besoin de tutelle s’attaquent directement à notre dignité; ils essaient de nous priver de notre capacité de décision; ils essaient, en somme, d’enlever notre liberté.

Nous, les prostituées, nous réclamons tous nos droits sexuels en tant que femmes.

Nous, les prostituées, nous ne considérons pas que le travail sexuel soit indigne ou que les relations sexuelles consenties entre des adultes hors mariage soient un fléau qui doive être éradiqué. C’est notre conviction, pour laquelle nous exigeons le même respect que nous avons envers ceux qui pensent le contraire. Nous revendiquons notre droit de vivre et de faire de notre sexe et notre sexualité ce que nous en décidons, sans interférence morale.

Nous, les prostituées, nous sommes des travailleuses du sexe.

Le travail du sexe, c’est un travail. En Espagne, la prostitution n’est pas interdite; pourtant, les droits des prostituées sont refusés. Dans cette situation, nous, les travailleuses du sexe, nous sommes assujeties à une situation de travail sans aucun droit. Cependant, l’hypocrisie de cette société ajoute le résultat de notre travail au Produit Intérieur Brut tout en nous refusant le droit du travail pour «défendre notre dignité».

La prostitution, ce n’est pas de la traite ou de la violence de genre.

Il n’est pas possible de faire des comparaisons entre les victimes d’un crime tel que la traite des êtres humains et des femmes qui pratiquent la prostitution librement et de leur propre choix. Cela ne fait que simplifier une réalité beaucoup plus complexe. Cela contribue aussi à l’ignorance sur cette réalité, ainsi qu’à la discrimination, la nuissance et la violation des droits des personnes qui pratiquent la prostitution.

La criminalisation de la prostitution perpétrée, au délà du Parlement espagnol, par le conseil municipal de Séville (entre autres) et par le gouvernement précédent du Parti Populaire avec sa Loi Gag, ne sert qu’à accroître la marginalisation et la faiblesse sociale des prostituées, nous laissant presque absoluement sans défense contre les mafias de la traite des êtres humains et menacent de nous faire devenir ce que les abolitionnistes veulent que nous devenions: des victimes ayant besoin de sauveurs.

Il est absurde de dire que la pénalisation est pour les clients et pas pour les prostituées. Aussi absurde de dire que dans une entreprise c’est l’achat qui est pénalisé, mais pas la vente. Celles qui sont finalement pénalisées, c’est nous, les prostituées, qui voyons ainsi notre survie économique mise en danger. C’est là la vraie violence contre les femmes que nous, les prostituées, nous subissons: la violence abolitionniste..

Nous, les prostituées, nous ne demandons pas de l’aide pour sortir de la prostitution: nous demandons l’abolition de la pauvreté.

Aucune femme n’est née pour être pauvre. La pauvreté est dégradante et coercitive. Une société qui accepte la pauvreté ou qui croit que la pauvreté est inévitable ne respecte pas les femmes. La pauvreté est une forme de violence, une violence qui touche de manière disproportionnée les personnes marginalisées. La pauvreté ne peut être considérée comme un choix qui garantit de la sécurité.

En conséquence, nous, les prostituées de Séville:

Nous demandons:

  • L’abrogation immédiate de la Loi Gag et des ordonnances anti-prostitution du conseil municipal de Séville.
  • La reconnaissance par l’Etat que le travail du sexe est un travail et l’application immédiate du Statut des Travailleurs et d’autres normes qui garantissent les droits des travailleuses.
  • La fin de la campagne de haine contre les prostituées du conseil municipal de Séville et l’affectation immédiate des fonds destinées à cette campagne à la lutte contre la pauvreté feminine à Séville

Nous, les prostituées, nous avons commencé à nous manifester publiquement et nous ne garderons plus le silence!

Vous ne nous embarrasserez plus jamais avec vos campagnes infâmes!

Collectif des prostituées de Séville

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El progresismo es un puritanismo

 

La izquierda, que un día se soñó instrumento de emancipación de la humanidad, se ha resignado a ejercer el papel de gran censor de las conciencias

 

Por MANUEL RUIZ ZAMORA

Filósofo

20 Diciembre, 2017 – 02:33h

 

http://www.diariodesevilla.es/opinion/tribuna/progresismo-puritanismo_0_1201680203.html

 

El progresismo es un puritanismo / ROSELL

Quién nos iba a decir hace años que lo que llamábamos progresismo no era sino el último disfraz del viejo puritanismo. Al diablo, nunca mejor dicho, con los sueños de amor y libertad; al diablo también con aquella proclama ingenua que prohibía prohibir. Hoy, todo cuanto remita al placer o al sexo, a la emancipación de la mente y los sentidos debe darse por definitivamente prohibido. Decía Santayana que el puritanismo es esa forma de pensar que cree que el pecado existe, que cree que el pecado debe ser castigado y que es bueno que el pecado exista para que pueda ser castigado. Es en esta última parte de la proposición en la que radica todo su sentido: el puritano abjura de todos los placeres para disfrutar del placer supremo de castigar a quien disfruta. Cuando por fin logramos expulsar a los clérigos a la recóndita paz de sus templos, descubrimos con asombro que había legiones enteras de puritanos, mucho más fervientes y combativos, esperando para ocupar los espacios que ellos dejaban libres.

El pecado, señoras y señores, vuelve a estar de moda, aunque ahora se camufle entre las sábanas de lo políticamente correcto. El deseo es un delito, la seducción, si es procurada por el hombre, un tipo de violación diluida; si lo es por la mujer, una rendición innoble a pautas de comportamiento machistas. La prostitución, esclavitud encubierta; la pornografía, una excrecencia perversa del heteropatriarcado. El desnudo, como viene a demostrarnos el reciente intento de prohibición de una obra de Balthus, una incitación a la pederastia (Ay, si su ignorancia les llevara a examinar la historia del arte) o, más simplemente, una conversión de la Mujer, ese objeto de culto, en un objeto sexual. La izquierda, que un día se soñó instrumento de emancipación de la humanidad, se ha resignado a ejercer el papel de gran censor de las conciencias.

Ciertamente, nunca el sexo y las izquierdas hicieron buenas migas. El mismísimo Carlos Marx, confundiendo las relaciones de producción con las de reproducción, procreó clandestinamente en su criada, incurriendo de esa forma en lo que, de no haber sido de izquierdas, hoy se consideraría un caso inaceptable de acoso laboral. A Jaime Gil de Biedma, en los años cincuenta del siglo pasado, le negaron el ingreso al Partido Comunista por su conocida condición de homosexual. También es de sobras conocido el destino trágico que padecieron en las dictaduras comunistas todos aquellos que practicaban formas desviadas de la sexualidad, según las designaban los sumos sacerdotes del Partido. Algunos de los herederos más orgullosos de aquellos desatinos totalitarios claman hoy sin pudor desde las cabeceras de la manifestaciones por los derechos de gays y lesbianas.

La derecha, por su parte, ha descubierto que para perpetuar la rancia influencia de su discurso moral tan solo tiene que presentarlo convenientemente envuelto en el papel de celofán de lo políticamente correcto. Ver, por ejemplo, los telediarios de Televisión Española es como asistir a una homilía en donde la parte dedicada a la información es apenas un pretexto para insuflar la moralina: ahora un poco de violencia de género, unas gotas de acoso escolar, los peligros de las drogas y el alcohol en la conducción vial y, como último descubrimiento estelar, un saludo cariñoso a los pérfidos puteros. ¿No han visto todavía esa obra maestra del arte episcopal en la que dos ultracuerpos invadidos de fundamentalismo insultan sin complejos, no solo a los asiduos a los burdeles, sino, por extensión, a las trabajadoras del sexo?.

Tal vez el tema de la prostitución sea el que mejor refleje la profunda hipocresía de los nuevos fariseos. De la misma forma que las antiabortistas, con su maximalismo y su intransigencia, lo único que consiguieron fue que las mujeres se vieran abocadas a abortar en condiciones clandestinas y miserables, con el resultado, muchas veces, de muerte, las abolicionistas, con el pretexto de velar por la dignidad de la Mujer, están consiguiendo que el colectivo de las prostitutas permanezca en unas condiciones de desregulación laboral que en la práctica no se diferencia demasiado del estado de los obreros en los albores de la revolución industrial. A las abolicionistas les importa un bledo la situación real de las prostitutas: su único objetivo es criminalizar. También les da igual lo que las propias prostitutas opinen al respecto: para el puritano lo importante es salvar el alma, si es posible contra la voluntad de quien tiene que ser salvado. Cuando por fin hayan logrado conquistar el mundo (y por el camino que vamos no están lejos de conseguirlo), este no será un lugar más justo, pero, a cambio, habrán conseguido que sea más triste, más mezquino y más feo.

 

MANIFESTO OF THE PROSTITUTES OF SEVILLA

 

 

 

Prostitution is not a crime. Prostitutes are not criminals.

No law prohibits in Spain the sale of sexual services between adults.

The Gag Law and the municipal ordinances of Seville do not sanction prostitution, which they can not do. Both regulations violate the principle of legality, as well as basic rights contained in the Spanish Constitution and the Statute of Autonomy of Andalusia, by depriving sex workers of fundamental rights such as the right to free movement and restricting the use of space. public through repression. There is no legal difference between prostitutes, their clients and the rest of the pedestrians; only the arbitrary criteria of national and municipal police turned into a kind of moral police.

Prostitutes are worthy women.

The Constitution legitimizes itself by recognizing that “the dignity of the human person, the inviolable rights that are inherent to it, the free development of the personality, respect for the law and the rights of others are the foundation of the political order and of social peace “.

And the Constitutional Court defines dignity as “a spiritual and moral value inherent in the person, which manifests itself singularly in the conscious and responsible self-determination of one’s own life and which carries with it the claim to respect by others”.

Prostitutes are worthy women because we self-consciously and responsibly determine our own lives and seek respect from society as a whole. Those who try us to become underage girls in need of guardianship are directly attacking our dignity, they are trying to deprive us of our decision-making capacity, they are trying, in short, to take away our freedom.

Prostitutes claim all of our sexual rights as women.

Prostitutes do not consider sex work to be unworthy nor consensual sexual relations between adults outside of marriage as a blight that must be eradicated. That is our conviction, for which we demand the same respect that we have towards those who think otherwise. We claim our right to live and do with our sex and sexuality what we decide, without moral interference.

Prostitutes are sex workers.

Sex work is work. In Spain, prostitution is not prohibited; they only deny us the rights to prostitutes. Under this situation, we sex workers are subjected to a work situation lacking any right. However, the hypocrisy of this society adds the result of our work to the Gross Domestic Product while denying us labor rights to “defend our dignity”.

Prostitution is not trafficking or gender violence

It is not possible to equal the victims of a crime such as trafficking in persons with women who practice prostitution freely and by their own decision. Doing this only simplifies a reality that is much more complex, contribute to ignorance of this reality and discriminate and harm people who practice prostitution by violating their rights.

The criminalization of prostitution carried out outside the Parliament by the City of Seville (among others) and by the previous government of the Popular Party with its Gag Law, only serves to increase the marginalization and social weakness of prostitutes, leaving us almost absolutely defenseless against the mafias of human trafficking and threatening to become what the abolitionists want us to become: victims in need of saviors.

It is absurd to say that clients are penalized and not prostitutes. It is absurd to say that in a business the purchase is penalized, but not the sale. Those who are ultimately penalized are the prostitutes, which we see endanger our economic survival. That is the real violence against women that prostitutes suffer: abolitionist violence.

Prostitutes do not ask for help to get out of prostitution: we demand the abolition of poverty.

No woman is born to be poor. Poverty is degrading and coercive. A society that accepts poverty or believes that poverty is inevitable does not respect women. Poverty is a form of violence, a violence that disproportionately affects the marginalized. Poverty can not be considered a safe place.

Consequently, the prostitutes of Seville:

We demand:

  • Immediate repeal of the Gag Law and anti-prostitution ordinances of the City of Seville
  • Recognition by the State of the labor nature of sex work and immediate application of the Statute of Workers and other standards that guarantee the rights of women workers.
  • The end of the hate campaign against the prostitutes of the City of Seville and immediate allocation of the funds allocated to that campaign to the fight against poverty among women in the city of Seville.

 

Prostitutes have begun to speak and we will not be silent!

 

You will no longer be ashamed of yours infamous campaigns!

 

Collective of Prostitutes of Seville

MANIFIESTO DE LAS PROSTITUTAS DE SEVILLA

 

 

La prostitución no es delito. Las prostitutas no somos delincuentes.

Ninguna ley prohíbe en España la compraventa de servicios sexuales entre personas adultas.

La Ley Mordaza y las ordenanzas municipales de Sevilla no sancionan la prostitución, cosa que no pueden hacer. Ambas normativas vulneran el principio de legalidad, así como derechos básicos recogidos en la Constitución Española y en el Estatuto de Autonomía de Andalucía, al privar al colectivo de trabajadoras sexuales de derechos fundamentales como el derecho a la libre circulación y la restricción del uso del espacio público por medio de la represión . No hay ninguna diferencia jurídica entre las prostitutas, sus clientes y el resto de los viandantes; tan sólo el criterio arbitrario de policías nacionales y municipales convertidos en un especie de policía moral.

Las prostitutas somos mujeres dignas.

La Constitución se legitima a sí misma al reconocer que “la dignidad de la persona humana, los derechos inviolables que le son inherentes, el libre desarrollo de la personalidad, el respeto a la ley y a los derechos de los demás son fundamento del orden político y de la paz social”.

Y el Tribunal Constitucional define la dignidad como “un valor espiritual y moral inherente a la persona, que se manifiesta singularmente en la autodeterminación consciente y responsable de la propia vida y que lleva consigo la pretensión al respeto por parte de los demás”.

Las prostitutas somos mujeres dignas porque autodeterminamos de forma consciente y responsable nuestras propias vidas y pretendemos el respeto por parte del conjunto de la sociedad. Quienes intentan convertirnos en niñas menores de edad necesitadas de tutela están atentando directamente contra nuestra dignidad, están intentando privarnos de nuestra capacidad de decisión, están intentando, en suma arrebatarnos nuestra libertad.

Las prostitutas reivindicamos la totalidad de nuestros derechos sexuales como mujeres.

Las prostitutas no consideramos el trabajo sexual como algo indigno ni las relaciones sexuales consensuadas entre adultos fuera del matrimonio como una lacra que debe ser erradicada. Esa es nuestra convicción, para la que exigimos el mismo respeto que tenemos nosotras hacia quienes piensen lo contrario. Reivindicamos nuestro derecho a vivir y hacer con nuestro sexo y sexualidad lo que decidamos, sin injerencias morales.

Las prostitutas somos trabajadoras sexuales.

Trabajo sexual es trabajo. En España no está prohibida la prostitución; sólo nos niegan los derechos a las prostitutas. Bajo esta segunda situación trabajadoras sexuales nos vemos sometidas a una situación laboral carente de todo derecho. Sin embargo la hipocresía de esta sociedad suma el fruto de nuestro trabajo al Producto Interior Bruto al tiempo que nos niegan derechos laborales para “defender nuestra dignidad”.

La prostitución no es trata ni violencia de género

No se puede igualar a las víctimas de un delito como es el de la trata de personas con las mujeres que ejercen la prostitución libremente y por decisión propia. Haciendo esto solo se consigue simplificar una realidad que es mucho más compleja, contribuir al desconocimiento de esta realidad y discriminar y dañar a las personas que ejercen la prostitución vulnerando sus derechos.
La penalización de la prostitución llevada a cabo al margen del Parlamento por el Ayuntamiento de Sevilla (entre otros) y por el anterior gobierno del Partido Popular con su Ley Mordaza, sólo sirve para aumentar la marginación y debilidad social de las prostitutas, dejándonos así casi absolutamente indefensas ante las mafias de la trata de personas y amenazando con convertirnos en lo que las abolicionistas quieren que lleguemos a ser: víctimas necesitadas de salvadoras.

Es absurdo afirmar que se penaliza a los clientes y no a las prostitutas. Es absurdo decir que en un negocio se penaliza la compra, pero no la venta. Quienes en definitiva son penalizadas somos las prostitutas, que vemos peligrar nuestra supervivencia económica. Esa es la auténtica violencia contra la mujer que sufrimos las prostitutas: la violencia abolicionista.

Las prostitutas no pedimos ayudas para salir de la prostitución: exigimos la abolición de la pobreza.

Ninguna mujer nace para ser pobre. La pobreza es degradante y coercitiva. Una sociedad que acepta la pobreza o considera que la pobreza es inevitable no respeta a las mujeres. La pobreza es una forma de violencia, una violencia que afecta de forma desproporcionada a las marginadas. La pobreza no puede ser considerada un lugar seguro.

En consecuencia, las prostitutas de Sevilla:

Exigimos:

—Derogacion inmediata de la Ley Mordaza y de las ordenanzas antiprostitutas del Ayuntamiento de Sevilla.

—Reconocimiento por el Estado de la naturaleza laboral del trabajo sexual y aplicación inmediata del Estatuto de los Trabajadores y otras normas que garantizan los derechos de las trabajadoras.

—Cese de la campaña de odio contra las prostitutas del Ayuntamiento de Sevilla y asignación inmediata de los fondos destinados a esa campaña a la lucha contra la pobreza entre las mujeres de la ciudad de Sevilla.

 

¡Las prostitutas hemos empezado a hablar y ya no vamos a callar!

 

¡Ya no volveréis a avergonzarnos con vuestras infames campañas!

 

Colectivo de Prostitutas de Sevilla

 

Intimando con Georgina Orellano en Barcelona

Emitido en directo el 4 nov. 2017

 

Así se criminaliza el Trabajo Sexual callejero en Argentina

 

Multas y arresto de hasta 30 días por la vigencia de Códigos Contravencionales que datan de la última dictadura militar. ¡Basta!

 

#AbajoLosCódigos#LaCalleEsDeTodxs

 

APDHA Sevilla: El Ayuntamiento de Sevilla “no tiene excusas” cuando identifica prostitución y trata

https://www.apdha.org/ayuntamiento-sevilla-no-excusas-cuando-identifica-prostitucion-y-trata/

 

Sevilla, 22 de septiembre de 2017-. Una vez más vuelve a ser noticia la campaña del Ayuntamiento de Sevilla, en esta ocasión por el Día Internacional Contra la Explotación Sexual y la Trata.

El 23 de septiembre es el Día Internacional contra la Explotación Sexual y el Tráfico de Mujeres, Niñas y Niños. Esta fecha fue instaurada por la Conferencia Mundial de la Coalición Contra el Tráfico de Personas en 1999, como estrategia para sensibilizar sobre necesidad de luchar contra esta grave vulneración de derechos fundamentales. Este año, el Ayuntamiento de Sevilla ha decidido por su propia cuenta, añadir la prostitución a la celebración de este día, decidiendo de esta manera conmemorar el Día Internacional contra la Explotación Sexual, la Trata y, también en esta ocasión, la Prostitución. De esta forma, se apropia de un llamamiento acordado a través de una conferencia mundial para adecuarlo a sus propias políticas e intereses anti prostitución.

Y NO HAY EXCUSAS para ello. No sólo por el atrevimiento de esta apropiación, sino porque esta equiparación entre trata y prostitución no tiene ningún tipo de rigor objetivo, es fruto de un punto de vista sesgado y plagado de prejuicios morales, y lo que es aún peor, tiene graves consecuencias sobre las personas que ejercen la prostitución de manera voluntaria y supone una negación de su condición como sujetos de derechos.

Desde la delegación de Sevilla de la Asociación Pro Derechos Humanos de Andalucía, insistimos en que no se puede legislar confundiendo trata con prostitución, porque no beneficia a las víctimas reales y supone una fuerte discriminación y vulneración de derechos para quienes la ejercen de forma voluntaria.

No hay excusas, legislar a través del acoso y criminalizar a los clientes no los resta, y solo favorece a la estigmatización de quienes ejercen el trabajo sexual. Desde APDHA, animamos al ayuntamiento a probar con campañas en positivo  por la educación, más que por la represión.

No hay excusas, y tenemos conocimiento que el propio Ayuntamiento de Sevilla reconoce en una evaluación tardía del Plan para Promover la Erradicación de la Trata, la Prostitución y otras formas de Explotación Sexual, que las medidas tomadas han llevado a la clandestinidad a las personas trabajadoras del sexo, suponiendo así, un agravamiento a su situación de marginalidad.

No hay excusas. Sin contar con las voces de las personas trabajadoras del sexo no se puede tener conocimiento de la realidad. El acoso invisibiliza, estigmatiza y provoca que se desplacen a zonas del extrarradio de la ciudad, más inseguras, o a esconderse en clubes de alterne o ‘salas de fiesta’ donde son más propensas a prestar los servicios para terceros, con condiciones precarias e infrahumanas, donde son más difíciles de atender y de detectar vulneraciones de derechos humanos.

No hay excusas para que la administración ataque a las personas que ejercen el trabajo sexual en la calle, las más visibles y vulnerables, mientras da la espalda y no atiende ni se preocupa por las condiciones de trabajo ni el cumplimiento de derechos laborales en clubes y empresas.

No hay excusas, no hay medidas o recursos efectivos suficientes para aquellas personas que quieran dejar de ejercer la prostitución. No basta con la realización de pruebas del VIH y el reparto de preservativos.

No hay excusas, establecer el miedo y la represión solo aleja a las personas que ofrecen servicios sexuales de las administraciones y las fuerzas de seguridad, por temor a ser estigmatizadas.

No hay excusas. Basta de criminalizar a las personas que libremente prestan servicios sexuales, porque sin dignidad no hay derechos.

 

Violencia de género y prostitución: la lógica perversa de educar con estereotipos

 

Coralie Maire, área de Trabajo sexual de la APDHA

14/03/2017

http://www.eldiario.es/andalucia/APDHA/Violencia-prostitucion-perversa-educar-estereotipos_6_622297775.html

 

 

“Otra cosa que he observado es la manía de demonizar a los clientes. Si la prostituta solo puede ser sumisa, el cliente solo puede ser un monstruo. De nuevo, nada más lejos de la realidad”  ( Natalia Ferrari).

El Cuadernillo para el profesorado Educar en Igualdad  de la Delegación de la Mujer del Ayuntamiento de Sevilla tiene como objetivo servir de herramienta para prevenir la violencia de género en el ámbito escolar. Para ello, ofrece un primer bloque formativo sobre el concepto de coeducación, el cual se define como el “Método de intervención educativo que va más allá de la educación mixta y cuyas bases se asientan en el reconocimiento de las potencialidades e individualidades de niñas y niños, independientemente de su sexo. La coeducación es, por tanto, educar desde la igualdad de valores de las personas”.

Tras esta primera parte introductoria, el Cuadernillo presenta un segundo bloque sobre la prevención de la violencia de género y las pautas de actuación profesional ante los posibles casos que se presenten en el alumnado. Los autores especifican que la violencia de género no sólo se encuentra en el ámbito de las relaciones de pareja, sino también en la prostitución, en los atentados contra la libertad sexual, en el acoso laboral, en el tráfico y trata de mujeres, en la violencia familiar y en la violencia perpetrada o tolerada por el Estado.

Dentro de todas las formas de violencia especificadas, los autores dedican un apartado a la prostitución por considerarla “ una forma de violencia contra las mujeres” y “una problemática específica de género”. Según la lectura, la prostitución supone la vejación de la mujer y la venta de su cuerpo a los clientes. Todos los consumidores de sexo de pago tienen en común una “ visión desigual de las relaciones de género”  y son responsables, junto con los proxenetas, de alimentar este negocio denigrante. Por lo tanto, ofrecer servicios sexuales no puede considerarse nunca un trabajo, ya que es una actividad que está “ lejos de alcanzar un umbral mínimo de respeto por los derechos humanos”.

Desde el área de trabajo sexual de la Asociación Pro Derechos Humanos de Andalucía (APDHA) queremos denunciar los términos y definiciones que se dan en relación a la prostitución en este Cuadernillo, ya que perpetúan los estereotipos sociales y obstaculizan la lucha de trabajadores y trabajadoras sexuales contra el estigma y la discriminación.

La concepción sexista del trabajo sexual

La concepción social de los roles de género no nos permite ver la prostitución masculina como una forma de violencia, ya que sobreentendemos que el hombre sólo tiene sexo si lo desea. Sin embargo, bajo este mismo prisma estereotipado, la mujer siempre ejerce la prostitución por obligación, en condiciones de extrema pobreza, cohibida y bajo el yugo de un hombre que la oprime. Esta concepción sexista del trabajo sexual no entiende ni da cabida a la mujer libre que decide ofrecer servicios sexuales a cambio de dinero o de otra remuneración. De nuevo queda excluida e invisibilizada, en un concepto de prostitución que la infantiliza y opina por ella de una forma paternalista.

El concepto de venta del cuerpo, como resultado de una mujer que es prostituida y un hombre que es prostituidor, ignora por lo tanto la realidad poliédrica que engloba la prostitución ¿dónde quedan los otros tipos de prostitución? Estamos olvidando a aquellos que ofrecen servicios sexuales y a aquellas que los consumen; mujeres, hombres, transgéneros, transexuales…¿dónde quedan los clientes con diversidad funcional, la prostitución donde no existe contacto físico? Si atendemos al hecho de que la prostitución es una realidad que responde al amplio mundo de la sexualidad, tenemos que modificar la conceptualización inicial de la “ prostitución como violencia de género” hacia una visión que percibe el trabajo sexual como independiente de las conductas discriminatorias, de las actitudes sexistas y de la violencia de la que puede ser objeto.

Tal y como afirma el Manifiesto de los Trabajadores del sexo en Europa, “ El trabajo sexual es por definición sexo consentido, el sexo no consentido no es trabajo sexual, sino violencia sexual o esclavitud“. Los trabajadores y las trabajadoras del sexo defienden que son ellos los que establecen las características de los servicios que ofrecen, el precio de los mismos y a quién van dirigidos. Respetemos el derecho a la autodeterminación y a la legitimación de su trabajo.

El fin último de educar en igualdad es que la condición que presenta cada individuo con respecto al sexo, al género, o a la orientación sexual no condicione sus oportunidades vitales, es decir, que se eduque bajo una perspectiva global de suma de minorías. Educar en igualdad supone replantearse los constructos sociales en los que estamos inmersos y de los que difícilmente podemos escapar sin un proceso de reflexión e introspección. Este tipo de cuestionamiento adquiere aún mayor importancia si nos encontramos en un ámbito educativo, donde como señala el Cuadernillo , “las características o valores atribuidos al género conforman el currículo oculto que todo alumno adquiere en los años de escolaridad“.